Mbeubeuss landfill, Dakar, Senegal

Mbeubeuss landfill illustrates the tensions between a top-down imposed perspective on waste management for the sake of private profits, and a grassroots perspective from the informal wastepickers defending their source of livelihood.


Description

En Francais ci-dessous ---- The issues concerning Mbeubeuss landfill are multiple and complex to solve. Mbeubeuss is a mean of subsistence for one of the poorest populations in Dakar suburbs while the open air landfill causes high air and soil contamination in the Malika District where more than 17.000 people live. The wastepickers’ community is formed by young populations unable to find a job in Dakar. Mbeubeuss is only 27km away from the capital. The landfill represents their last chance to make a living. The 2.500 informal wastepickers vigorously defend their source of revenue even though it highly puts their health and lives at risk. They are a marginalized and discriminated group among the Senegalese society but they have organized with the creation of the Bokk diom in the late 1970s when the government tried to remove them and were granted formal recognition from the goverment. Bokk diom continues fighting against their discrimination, for their recognition, cohesion and social rights. The discussion of Mbeubeuss closure has been going on for many years. At stake is the generation of private profits from the management of waste. Foreign investment interests, mainly coordinated under the World Bank programs, have been proposing and influencing the Senegalese government. Already in 2005, a report from the Energy Sector Management Assistance Program (part of the World Bank) proposed the privatization of the waste from Mbeubeuss for the creation of a gas capture technology to generate electricity. The funds would have been provided through the UNFCCC’s Clean Development Mechanism but the project never materialized. By 2009, the closure of the Mbeubeuss landfill became conditionality for the relocation of the 3.000 households near Pikine, being displaced for the construction of a highway between Dakar and Diamniadio. Indeed, the chosen relocation area was actually 2 kilometers away from Mbeubeuss. The Senegalese government’s creditors (mainly the International Development Association, part of the World Bank group) for the highway project were pressuring for the landfill closure. The World Bank was proposing to open a new site which would have only generated 300 jobs positions and whose salaries would have been lower than the current earned revenues at Mbeubess. The wastepickers defended their self-employment and mobilized through Bokk diom and with the help of ENDA to oppose the project. As a result, the situation of the landfill remains still the same, open and managed by the informal wastepickers. Besides the World Bank and its associated programs, other development agencies, such as the Canadian agency CRDI/IDRC advocate in favour of the closure of Mbeubeuss too for sanitarian and environmental reasons. The agency funded the project “Pure” from 2006 to 2011 during which it monitored the social, health and environmental impacts of the landfill on the living communities, the farmers and vegetables growers from Malika but also Diamalaye and Njagoo neighborhoods. These impacts should not be undermined, but the wastepickers fight for bottom-up mitigation solutions for the landfill impacts which takes into consideration their perspectives and needs, instead of a managerial imposed perspective whose aim would be to foster private and foreign profits. They fiercely defend their source of livelihood. The invovement of International and foreign institutions is not necessary going against the wastepickers’ will. As for instance, Bokk diom has set up a school for the children of the dump thanks to the financial help from European organizations (French Agence Francaise du Developpement, the Luxembourg Agency for Development and the Belgian Ministry for Cooperation). The wastepickers also obtained funds from the United Nations Development Program to construct a medical center and the Internatinal Labor Organization has trained youth from the dump to other professions such as carpenter or baker. Security issues remain recurrent in the landfill and put at risk the lives of more than 400 wastepickers living inside the site. Two most recent tragedies happened in December 2016 when a fire in the landfill killed two people and another fire happened in March 2017. After these tragedies, the public authorities committed to propose a new study on the possibilities of the future of the landfill, expected by June 2017. EN FRANCAIS --- Les problèmes concernant la décharge de Mbeubeuss sont multiples et complexes à résoudre. Mbeubeuss est un moyen de subsistance pour les recycleurs informels, une des populations les plus pauvres de la banlieue de Dakar, alors que qu’en même temps la décharge en plein air provoque une forte contamination de l'air et du sol dans le district de Malika où vivent plus de 17 000 personnes. La communauté des recycleurs est constituée par des jeunes incapables de trouver un emploi à Dakar. Mbeubeuss se trouve à seulement 27 km de la capitale. La décharge représente leur dernière chance de gagner de quoi vivre. Les 2.500 recycleurs informels défendent vigoureusement leur source de revenus, même si celle-ci met leur santé et leur vie en danger. La communauté de recycleurs est marginalisée et discriminée dans la société sénégalaise. Elle s’est organisée avec la création du Bokk Diom à la fin des années 1970, lorsque le gouvernement a tenté de les évincer du site. Ils ont alors été formellement reconnus par le gouvernement. Bokk Diom continue de lutter contre leur discrimination, pour leur reconnaissance, leur cohésion et leurs droits sociaux. La discussion de la fermeture de Mbeubeuss se poursuit depuis plusieurs années. Les investissements étrangers, principalement coordonnés par des programmes dépendant de la Banque Mondiale, proposent et influencent le gouvernement sénégalais. Ce qui intéresse ces investissements ce sont les profits qui seraient générés par une gestion privée des déchets. Déjà en 2005, un rapport du Programme d'Aide à la Gestion du Secteur de l'Energie (membre de la Banque mondiale) a proposé la privatisation des déchets de Mbeubeuss pour la capture de gaz afin de produire de l'électricité. Les financements auraient été fournis par le Mécanisme de Développement Propre de la CCNUCC. Mais le projet ne s'est jamais concrétisé. En 2009, la fermeture de la décharge de Mbeubeuss était une condition pour la relocalisation des 3 000 ménages près de Pikine, déplacés pour la construction d'une autoroute entre Dakar et Diamniadio. En effet, la zone choisie pour la réinstallation de ces familles était à 2 kilomètres de la décharge. Les créanciers du gouvernement sénégalais (principalement l'Association Internationale de Développement, groupe membre de la Banque Mondiale) pour le projet routier pressaient la fermeture du site Mbeubeuss. En contrepartie, la Banque Mondiale proposait d'ouvrir un nouveau site qui n'aurait généré que 300 emplois et dont les salaires auraient été inférieurs aux revenus actuellement gagnés par les recycleurs. Bokk Diom s’est mobilisé, avec l'aide d'ENDA pour s'opposer au projet. Les recycleurs ont vigoureusement défendu leur travail indépendant. En conséquence, la situation de la décharge demeure la même, gérée par les récupérateurs de déchets informels. Outre la Banque Mondiale et ses programmes associés, d'autres agences de développement, comme l'agence canadienne CRDI / CRDI, plaident en faveur de la fermeture de Mbeubeuss pour des raisons sanitaires et environnementales. L'agence a financé le projet «Pure» de 2006 à 2011, au cours duquel elle a surveillé les impacts sociaux, sanitaires et environnementaux de la décharge sur les communautés avoisinantes, sur les élevages de porc et la production de légumes à Malika et dans les quartiers de Diamalaye et Njagoo. Ces impacts ne devraient pas être ignorés, mais les recycleurs se battent pour défender des solutions d'atténuation de ces impacts qui tiennent compte de leurs points de vue et de leurs besoins, contre une perspective imposée par le haut dont l'objectif serait avant tout de favoriser le profit d’acteurs privés et étrangers. L’implication des Institutions Internationales et étrangères ne va pas nécessairement contre la volonté des recycleurs, au contraire certains acteurs collaborent avec la communauté de Mbeubeuss. Par exemple, Bokk Diom a mis en place une école pour les enfants de la décharge grâce à l'aide financière des organisations européennes (Agence française de développement, Agence luxembourgeoise pour le développement et Ministère belge de la coopération). Les récupérateurs de déchets ont également obtenu des fonds de la part du Programme des Nations Unies pour le Développement afin de construire un centre médical et l'Organisation Internationale du Travail a formé les jeunes de la décharge à d'autres professions comme la boulangerie ou la menuiserie. Les problèmes de sécurité restent récurrents dans la décharge. Deux récentes tragédies ont eu lieu en décembre 2016 lorsqu'un incendie dans la décharge a tué deux personnes et en mars 2017 un autre incendie s'est produit. A la suite de ces tragédies, les autorités se sont engagées à proposer une nouvelle étude concernant l’avenir de Mbeubeuss. L’étude est  attendue pour juin 2017.

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Basic Data
NameMbeubeuss landfill, Dakar, Senegal
CountrySenegal
SiteMalika District, Pikine Departement
Accuracy of LocationHIGH local level
Source of Conflict
Type of Conflict (1st level)Waste Management
Type of Conflict (2nd level)Waste privatisation conflicts / waste-picker access to waste
Specific CommoditiesDomestic municipal waste
Project Details and Actors
Project DetailsEn Fraçais ci-dessous--- Mbeubeuss landfill is operating since 1968 in the middle of Dakar’s densely populated suburbs. It tkes about 450,000 tons of waste per year. There is no other treatment of the waste than the recycling work done by the informal wastepickers. Around 10% of the workers are children (under 13), 25% are women, and 65% are men [1]. By 2016, it was estimated that more than 1800 tons of waste are daily dumped by the trucks coming from Dakar. By June 2017 is expected a feasibility study about the future of the site, discussing once again the future of the site although its closure has been discussed for many years but there is a lack of means to close it and a suitable place to open a new landfill has not been found. ---- En Francais---- La décharge de Mbeubeuss fonctionne depuis 1968, voisine des banlieues densément peuplées de Dakar. On reçoit 450,000 tonnes de déchets par an. Le traitement des déchets est exclusivement fait par les recycleurs informels. Environ 10% des travailleurs sont des enfants (moins de 13 ans), 25% sont des femmes et 65% sont des hommes [1]. En 2016, on estimait que plus de 1800 tonnes de déchets sont déversés quotidiennement par les camions provenant de Dakar. En juin 2017, est attendu une étude de faisabilité sur l'avenir du site, qui discutera de l'avenir du site. Sa clôture est discutée depuis de nombreuses années, mais il y a un manque de moyens pour la fermeture du site et un lieu pour ouvrir une nouvelle décharge n'a pas été trouvé.
Project Area (in hectares)170
Type of PopulationUrban
Potential Affected Population20.000
Start Date2006
Company Names or State EnterprisesAPIX S.A. from France - Project Management of the high-way Dakar-Diamniadio
Relevant government actorsCommunauté Urbaine de Dakar (Dakar Urban Community), Unité de coordination de la gestion des dechets
International and Financial InstitutionsThe World Bank (WB) from United States of America
International Development Association (IDA)
Energy Sector Management Assistance Program (ESMAP) - It has previously proposed the landfill privitization for the generation of electricity
Energy Sector Management Assistance Program (ESMAP) - It has previously proposed the landfill privitization for the generation of electricity
United Nations Development Program (UNDP) - It financed the medial center for the wastepickers
International Labor Organization (ILO) - Trained young wastepickers to other professional activities
Environmental justice organisations and other supportersAssociation Bokk Diom des Récupérateurs et recycleurs de Mbeubeuss, Global alliance of waste pickers, ENDA Graff
The Conflict and the Mobilization
Intensity of Conflict (at highest level)LOW (some local organising)
Groups MobilizingInformal workers
Local ejos
Neighbours/citizens/communities
Wastepickers, recyclers
Forms of MobilizationDevelopment of a network/collective action
Development of alternative proposals
Involvement of national and international NGOs
Media based activism/alternative media
Public campaigns
Impacts
Environmental ImpactsVisible: Air pollution, Fires, Soil contamination, Loss of landscape/aesthetic degradation
Potential: Groundwater pollution or depletion, Large-scale disturbance of hydro and geological systems
OtherLivestock and farming are threaten by the landfill pollution
Health ImpactsVisible: Other Health impacts, Exposure to unknown or uncertain complex risks (radiation, etc…), Accidents, Occupational disease and accidents, Deaths
OtherWastepickers killed in fires
Socio-economic ImpactsVisible: Other socio-economic impacts
Potential: Displacement, Specific impacts on women, Loss of landscape/sense of place
OtherChildren working in the landfill (at least 10%, [1])
Outcome
Project StatusIn operation
Pathways for conflict outcome / responseStrengthening of participation
Under negotiation
Development of AlternativesIncrease wastepickers involvement in decisions concerning the future of the landfill, strengthen the capacities to take care of their health (health insurance for the wastepickers) and the that of the surrounding communities. Wastepickers are against the closure and relocation of the site. ------ en Français ---- Ameliorer l'implication des recycleurs dans la prise de decision concernant le site. Leur octroyer une assurance maladie, les recycleurs s'opposent formellement à la fermeture du site et à toute privatisation de la gestion des déchets.
Do you consider this as a success?Not Sure
Why? Explain briefly.Two approaches to waste management are opposed in Mbeubeuss, and involve international political forces against locally marginalized group of wastepickers. Foreign private interests on the landfill have persisted for more than a decade but if it is privatized it would endanger many wastepickers jobs while it would probably indebt the Senegalese government for the sake of private foreign interests. On the other hand, the wastepickers defend their grassroots perspective to preserve their jobs and decrease negative social and envrionmental impacts of the landfill. ----- en Francais ----Deux visions s'opposent concernant la gestion des déchets, celle imposée par les institutions financières internationales (sous la houlette de la Banque Mondiale) qui vise avant tout à générer des profits pour les investisseurs privés et celle défendue par les acteurs locaux, les recycleurs quo défendent leurs revenus et indépendance.
Sources and Materials
References

Note Technique sur le Projet Pure
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Villes ciblées – Décharge de Mbeubeuss : Analyse des impacts et amélioration des conditions de vie et de l’environnement à Diamalaye (Malika), Dakar, Rapport Final Project 'Pure', Avril 2011
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Alice JUDELL, The (dis)Possession of Waste at the Mbeubeuss Dump in Dakar, 2012
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Landfill Gas Capture Opportunity in Sub-Saharan Africa, The Energy Sector Management Assistance Program, 2005
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[1] Oumar Cissé, Ed. 2012. Les décharges d'ordures en Afrique: Mbeubeuss à Dakar au Sénégal, KARTHALA Editions
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Links

Project toll highway Dakar-Diamniadio. Crédit IDA 4579 SN.
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Présentation du Project Dakar Diamniadio
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Les gages d’Abdoulaye Diouf Sarr aux recycleurs, 29/03/2017
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Visite du ministre de gouvernance locale a Mbeubeuss, les eboueurs se dechargent sur Diouf Sarr, 27/12/2016
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Accessible Transport in Africa: The Dakar Diamniadio Toll Highway (DDTH) Pilot in Senegal
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Association Bokk Diom des Récupérateurs et recycleurs de Mbeubeuss
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L’Autoroute à péage Dakar - Diamniadio - Aibd, un véritable projet urbain avec plusieurs composantes.
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Association Book Diom des Récupérateurs et recycleurs de Mbeubeuss
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Etude de faisabilité sur la délocalisation de Mbeubeuss - Abdoulaye Diouf Sarr donne des gages aux recycleurs, Décembre 2016
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Hamadou Tidiane SY, La décharge de Mbeubeuss : creuset d'expériences, CRDI
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Site d'enfouissement de Mbeubeuss : Étude de l'impact sur la santé humaine à Diamalaye (Malika) utilisant une approche écosanté (Sénégal), IDRC/CRDI
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Media Links

Décharge de Mbeubeuss : la plaie nourricière de Dakar, 15/02/2016
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La décharge de Dakar, Mbeubeuss, Aout 2012, Video en français
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Raffaele Urselli, Dakar landfill and the wastepickers Social production of value, urban subalternity and work ethics, Pdf Presentation
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Mbeubeuss, la décharge de Dakar, 17 minutes Film en Francais
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Other Documents

Shelters in Mbeubeuss landfill Credits: Raffaele Urselli
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Fire at Mbeubeuss landfill Source: Senenews.com
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Meta Information
ContributorCamila Rolando Mazzuca
Last update30/06/2017
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